Le lien avec les étudiants

 

 

L'une des caractéristiques les plus originales et les plus appréciées des membres de l'Association OVSM est le contact direct et continu qu'ils peuvent avoir avec des étudiants des trois niveaux universitaires :

 

  • Bachelor
  • Master
  • Ph.D. 

 

Tous les étudiants du cours obligatoire de Bachelor "Introduction au marketing et à la dirigeance d'entreprise" doivent  réaliser - au cours du premier semestre de chaque année universitaire - ce type de longs entretiens. Ainsi, 200 à 250 étudiants ont l'opportunité de rencontrer en face-à-face un haut dirigeant durant une heure.

 

Plus de 250 dirigeants se portent volontaires pour nous aider dans cette pégagogie du "learning by doing".

 

1. La nature des entretiens

 

Les entretiens peuvent être de natures différentes selon l'objet de recherche. Ainsi, plus l'objet de recherche appelle un contexte de découverte, moins l'entretien pourra être dirigé et structuré. Inversement, plus l’entretien porte sur un objet de recherche très connu des interwievés et plus l’entretien pourra être structuré et dirigé.

 

Dans le cadre de nos recherches-interactions, l'entretien en profondeur consiste à interroger des dirigeants de manière structurée non dirigée.

 

L'entretien est structuré, car un guide d’entretien est préalablement défini pour couvrir les différents thèmes que l'on désire aborder. Les entretiens réalisés sont centrés sur quelques thèmes majeurs par rapport à l'objet de recherche.

 

L'entretien est non dirigé, car l'interviewer laisse l'interviewé parler le plus librement possible. L'ordre d'apparition des thèmes au cours de l'entretien peut varier, car la personne interrogée doit avoir le maximum de latitude pour exprimer ses raisons, motivations et attitudes. Ce type d’attitude permet, mieux que tout type d'entretien direct, l'émergence du contenu socio-affectif profond qui relie le sujet interrogé à l'objet d'investigation.


2. La réalisation pratique des entretiens

 

La réalisation des entretiens est toujours plus facile qu'on le croit de prime abord, à condition de suivre des règles simples. Pour réaliser les entretiens de ce type d’étude, il faut :

 

  • Se munir d'un outil d'enregistrement et vérifier que ses batteries (ou piles) permettront de réaliser 60 à 80 minutes d'entretien.
  • Aller en binôme interroger les personnes choisies, avant de tenter l’expérience en solo.
  • Se présenter.
  • Expliquer l'objet de l'étude, la confidentialité de l'entretien.
  • Dire que l'entretien durera environ entre 40 et 50 minutes et annoncer sa structure en 3 parties.
  • Oublier le temps de l'entretien toute analyse ou idée préconçue.
  • Se concentrer sur les thèmes à aborder en s'assurant que la personne interrogée parle spontanément.
  • Parler librement en souriant.
  • Faire preuve d'empathie.
  • Utiliser le maximum de questions ouvertes qui permettent une réponse libre et ample. Des interrogations telles que : "Comment ça ?", "Dites m'en plus...", "Ah, oui ?", etc., sont également considérées comme questions ouvertes d'encouragement.
  • Parfois, néanmoins, il faut utiliser des questions fermées, c'est-à-dire appelant une réponse précise. C'est le cas, notamment, quand la personne interviewée est trop bavarde et s'éloigne du sujet. Les questions fermées la ramènent sur le sujet. Elles sont également utilisées pour démarrer un entretien, face à une personne réservée hésitant à se livrer.
  • En fin d'entretien, vérifier que le répondant a donné son opinion librement sur toutes les questions de recherche définies précédemment. En cas de doute, reformuler et demander si l'interprétation est exacte ou si le répondant veut encore préciser un point spécifique.

 

La crainte la plus courante, lorsqu'il s'agit de faire raconter à une personne un schéma de prise de décision (ou un comportement), est que celle-ci les rationalise pour paraître aux yeux de l'enquêteur conforme à une certaine image idéale. Ainsi, lorsque l'interviewé en fin d'entretien demande : "Ai-je bien répondu ?", on peut en conclure que l'interviewer n'a pas su réellement créer le climat de confiance propice et/ou que la formule de fin d'entretien qu'il a utilisée a été brutale. Si, au contraire, par ses questions ouvertes, par son attitude empathique montrant clairement qu'il ne porte aucun jugement de valeur sur ce qui lui est dit, l'interviewer a bien permis au contenu socio-affectif de se manifester, l'inverse se produit. Il est alors souvent difficile de conclure l'entretien et de "se quitter" car un lien de confiance a été créé.

 

Quelques exemples d'illustration :